La population active cours de seconde SES sciences économiques et sociales INSEE PCS chômage
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LA POPULATION ACTIVE EN FRANCE

 

I/ Définition, vocabulaire

1/ Qui est actif ?

L’INSEE retient la définition suivante : la population active est composée de personnes qui :

- exercent une activité professionnelle salariée
-
aident un membre de leur famille dans son travail sans être salarié
- sont à leur compte
- sont apprentis
- sont au chômage mais qui recherchent activement un emploi

3 sources permettent de mesurer la population active :

Le recensement : c’est une opération administrative qui porte sur l’ensemble de la population (périodicité entre 5 et 8 ans). Dernier en date en 1999. Il comptabilise les personnes qui exercent ou cherchent à exercer une activité professionnelle rémunérée. C’est la source la plus fiable mais la plus chère.

L’enquête-emploi : elle est réalisée une fois par an par l’INSEE depuis 1950 et s’appuie sur une définition du Bureau International du Travail. C’est une enquête par interview.

Les comptes de la nation : c’est un rapport annuel établi par l’INSEE. Il comptabilise les personnes employées dans les différents secteurs d’activité.

Population totale Population active Population inactive Chômeurs Population active occupée Militaires

En 1990, en France : la population totale était de 56 634 000 hab. Les actifs étaient 25 026 200 Les inactifs étaient 31 372 000

2/ Le taux d’activité, facteur d’évolution et prévision de la population active

a) Le taux d’activité

L’INSEE calcule le taux d’activité en fonction de plusieurs paramètres. On trouve différentes formules. Taux d’activité = Pop active x 100 Pop de 15 ans et plus

En 1992, le taux d’activité était de 54 %

b) Le taux de charge sur les actifs

Taux de charge = Pop active + chômeurs x 100 % Pop active occupée + militaires

Il détermine le taux de personnes qui sont à la charge d’un travailleur. Exemple : militaires 230 000

Taux de charge = 3 137 000 + 2 799 000 x 100 = 152 % 22 233 000 + 230 000

Pour 100 personnes qui travaillent, il y a 152 personnes à charge.

Remarque : le taux de charge met en relation un résultat qui permet de soulever certains problèmes. En particulier les problèmes concernant le chômage, l’allongement de la scolarité et le financement des retraites.

La population active représente 43,5 personnes sur 100 en 1995. Les inactifs représentent 56,5 personnes sur 100 en 1995. En France, en 1995, les inactifs sans emploi, c’est à dire les chômeurs, représentaient 5 personnes sur 100 et 11,6 actifs sur 100.

3/ Les facteurs d’évolution de la population active

Le facteur démographique : en France, le baby boom (entre 1944 et 1964), est un facteur d’augmentation de la population.

Le facteur économique : il appelle à l’immigration en France vers les années 20, 50 et 60. Lors des Trente glorieuses le besoin de main d’œuvre fut important.

Les mesures politiques : la loi sur les 35 heures (RTT) qui touche les entreprises par exemple. Le taux d’activité féminine est une des causes de l’augmentation de la population active (entre 1982 et 1990, les femmes représentaient 97 % des actifs supplémentaires).

4/ Prévisions

Avec une fécondité actuelle de 1,8, la population baisserait à partir de 2005/2010. Mais avec un taux de fécondité de 2,1 (égal au seuil de renouvellement des générations), la population active se stabiliserait autour de 26 millions. On est passé d’une population active relativement jeune après les naissances d’après-guerre à un nombre de plus en plus important des inactifs (étudiants, retraités) dans la société actuelle.

II/ Les secteurs d’activité

1/ Présentation

Un économiste américain, Colin Clark, a établi le classement en trois secteurs d’activité.

- le secteur primaire : il comprend l’agriculture, la pêche, les mines (extraction), entretien des forêts (syviculture). Ce secteur concerne la production de ressources naturelles et des matières premières.

- le secteur secondaire : industrie, bâtiment (BTP, Bâtiments et travaux publiques). Ce secteur concerne la transformation des ressources naturelles en produits manufacturés.

- le secteur tertiaire : services. Le tertiaire ne concerne ni l’agriculture ni l’industrie, il s’agit de la production de services marchands et non marchands.

Exemple

Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire
Pêche Industrie Commerce
  Transport Banques
  Travaux publiques Administration
  Bâtiment Coiffeurs
  Informatique Blanchisseries
  Artisan Tourisme
    Enseignement
    Informatique
    Transport

Remarque :

Des économistes ont proposé un autre secteur, le secteur quaternaire (secteurs de pointe), qui regrouperait l’ensemble des industries de haute technologie (informatique, télécommunications, nouveaux médias).

Il ne faut pas confondre activité professionnelle d’un salarié et le secteur d’activité de l’entreprise. La part des services dans nos sociétés s’accroît, on passe d’une société industrielle à une société post-industrielle. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une diminution du secteur secondaire mais de relations plus étroites entre l’industrie et les services.

"L’industrie se tertiarise et les services s’industrialisent". Cela signifie que les industries ont de + en + de métiers du secteur tertiaire (ex : publicité, automobile).

"La mécanisation de l’agriculture se développe"
Cela signifie que le secteur primaire a de + en + besoin du matériel du secteur secondaire.

2/ Evolution

En 1850, le secteur primaire regroupait la moitié des actifs. En 1990, il n’en représentait que 5-6%. En 1850, 25% des actifs travaillaient dans le secteur secondaire et 37,5 en 1970.

Le tertiaire ne cesse de progresser : 22% en 1850 et 64% en 1990 ; Deux facteurs permettent d’expliquer cette évolution et en particulier la productivité du travail. La productivité, c’est le rapport entre une production les moyens mis en œuvre pour l’obtenir. C’est le rapport entre quantité produite et moyen ou facteur de production.

Taux de productivité = Production K+L K = Le capital L = Le travail (Labor)

L’augmentation de la productivité a des conséquences diverses et notamment :

- elle change les structures de la population active. Dans l’agriculture, l’introduction des machines ont remplacé l’activité humaine,

- elle peut être une cause de chômage,

- elle permet aussi l’augmentation du niveau de vie

III/ Les catégories socio-professionnelles

On appelle PCS, les professions et catégories socio-professionnelles. C’est un outil indispensable à l’étude des principaux phénomènes sociologiques.

1/ Présentation des PCS

C’est une nomenclature élaborée par l’INSEE qui consiste à classer l’ensemble de la population active en un nombre restreint de grandes catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale. La classification utilise 2 critères :

a/ le statut (salarié/non salarié et actif/inactif)

b/ la hiérarchie professionnelle qui est fonction de la rémunération, de la qualification et des relations de travail. Avant les PCS, on utilisait les CSP. C’était la même idée de classement de la population. La nomenclature des PCS répartit la population en 6 grandes catégories, en 31 sous catégories en fonction de 10 critères de classement :

1 – Agriculteurs exploitants
2 – Artisans, commerçants, chefs d’entreprises
3 – Cadres, professions intellectuelles supérieures
4 – Professions intermédiaires
5 – Employés
6 – Ouvriers

Les différents critères qui permettent de classer les effectifs dans les grandes catégories :

- le statut
- l’activité économique (elle permet de classer en fonction des différents secteurs d’activité)
- la taille de l’entreprise ou de l’exploitation
- le niveau d’instruction
- le niveau hiérarchique la nature de l’employeur
- la fonction
- la qualification
- le type de métier exercé
- la spécialité individuelle

Exemple : Un technicien, qualification : bac + 2 , travaille dans une entreprise privée sous la responsabilité d’un chef de service (niveau hiérarchique)

2/ Evolution

L’évolution économique de la France, surtout après 1945, a changé la structure de la population active. Les PCS se sont modifiées et notamment en fonction de :

- changement dans les différents secteurs (ex : on a assisté à une chute des exploitations agricoles : 3,2 millions en 1962. Elles sont de nos jours 990 000. La mécanisation et le progrès technique en sont responsables. Inversement, les professions libérales (avocats, médecins…) profitent des besoins en services de la société actuelle.

- La complexification des tâches et des techniques, les besoins de personnel d’encadrement expliquent le triplement en 30 ans des cadres et des professions intellectuelles supérieures. On peut parler d’une extension du salariat. Au recensement de 1990, les salariés formaient 85 % de la population active ayant un emploi.

IV/ Le chômage

1/ Comment définir et dénombrer les chômeurs ?

a/ Définition du BIT
Le chômage au sens du BIT donne 3 conditions pour qualifier le chômeur :

- ne pas travailler
- être disponible
- avoir effectué des démarches de recherche d’emploi

En France, on utilise 2 types de définitions : celle de l’INSEE et celle de l’ANPE. )

b/ Définition de l’INSEE

L’INSEE utilise le recensement et l’enquête-emploi pour dénombrer le nombre de chômeurs. L’INSEE comptabilise le nombre de chômeurs en évaluant la PSERE (population sans emploi à la recherche d’un emploi). Pour cela, elle utilise 5 critères :

- être dépourvu d’emploi rémunéré
- être disponible d’ici 15 jours à 1 mois maximum pour un travail
- ne pas être malade
- être activement à la recherche d’un emploi salarié
- n’avoir exercé aucune activité rémunérée durant la semaine précédent l’enquête

b/ Définition de l’ANPE

Chaque mois, l’ANPE publie le nombre de chômeurs inscrits dans ses fichiers. Ce sont les demandeurs d’emploi en fin de mois. Elle comptabilise ce total et obtient la DEFM (demande d’emploi en fin de mois).

L’ANPE se base sur 3 critères :

- être sans emploi rémunéré
- chercher un emploi durable à temps plein
- être immédiatement disponible Le problème de l’enquête-emploi de l’INSEE est sa périodicité annuelle.

Le problème de l’ANPE, c’est que tous les chômeurs ne sont pas inscrits.

Le BIT permet des comparaisons internationales. L’INSEE a pour mission de suivre au plus près l’évolution du chômage, notamment pour éclairer les décisions des politiques de l’emploi. L’ANPE fournit au gouvernement des données fiables et mensuelles.

2/ Le chômage en France

Années Nombre de chômeurs Population active
1962 125 000 19 780 000
1975 839 000 22 000 000
1992 2 960 000 25 300 000

On remarque une augmentation du chômage sur la période 1960/fin des années 90. Ceci est globalement valable pour l’ensemble des pays européens.

La durée du chômage : plus un actif reste au chômage, moins il a de chance de retrouver un emploi. Il a tendance à perdre le contact avec le monde du travail. L’employeur craint aussi une inadaptation courante du chômeur de longue durée entre 2 candidats. Il aura tendance à choisir celui qui est resté le moins longtemps sans emploi.

Les jeunes et les femmes : ils sont touchés par le chômage. Le taux de chômage des femmes est supérieur à celui des hommes. Quelles sont les principales raisons ?

- La maternité : discrimination des femmes
- La qualification : avant la formation des femmes était moins importante
- Les femmes ont souvent un travail dans les secteurs en déclin (ex : textiles) + délocalisations

Il existe aussi des différences régionales. Par exemple, l’Ile de France, l’Alsace, Rhône-Alpes sont moins touchées par le chômage car elles disposent d’activités industrielles diversifiées et d’un secteur tertiaire développé. Par contre, on constate que dans d’autres régions, par exemple la Lorraine, le déclin des entreprises traditionnelles a réduit le nombre des emplois, non remplacés par un secteur tertiaire développé.

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